Pourquoi les posts LinkedIn sans valeur font 500 likes ?


THE MEMORI LETTERS.

Salut les marketeux ! 👋🏾

Bienvenue dans l'édition #9 de The Memori Letters, ma newsletter spéciale personal branding, marketing et entrepreneuriat.

Il y a une phrase que j'entends assez souvent en discutant avec ceux qui veulent publier sur LinkedIn. Elle revient sous des formes différentes, mais le fond est toujours le même :

"Je vois des gens publier des posts vides, sans aucune profondeur, et faire des centaines de likes. Pendant que moi, je galère à dépasser les 20."

Et derrière cette phrase, il y a une vraie frustration. Parfois même un découragement. L'impression que le jeu est truqué, que la qualité ne paie pas, et que pour percer sur LinkedIn, il faudrait renoncer à dire des choses sérieuses.

Aujourd'hui, je veux casser cette croyance. Parce qu'elle repose sur un malentendu fondamental : on confond ce que les gens likent avec ce qui a réellement de la valeur business. Et ce ne sont pas du tout les mêmes choses.

Voici ce dont on va parler dans l'édition du jour :

  1. Pourquoi un like ne coûte presque rien
  2. L'émotion consommée vs l'émotion qui crée la confiance
  3. Un client dont les posts font moins de 10 likes... et 3000 vues
  4. Le like n'est qu'une vitrine (mais vous restez responsable)
  5. Ce qu'il faut vraiment mesurer

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Un like ne coûte presque rien

Commençons par une évidence que beaucoup oublient : liker un post, ça n'engage à rien.

C'est un geste à coût social quasi nul. On like ce qui nous flatte, ce qui nous fait sourire, ce qui confirme ce qu'on pense déjà, ce qui nous donne bonne conscience de soutenir un copain.

Acheter une prestation à plusieurs centaine, voire milliers d'euros, confier sa stratégie à un prestataire, engager la crédibilité de sa boîte sur une décision... ça, en revanche, c'est un geste à coût social et financier énorme.

Vous voyez le décalage ? Le like et l'achat ne mobilisent pas DU TOUT la même partie du cerveau. L'un est une réaction à chaud. L'autre est une décision réfléchie, qui demande de la confiance accumulée dans le temps.


L'émotion consommée vs l'émotion qui crée la confiance

Dans l'édition sur l'équation de la Marque-Mémoire, je vous parlais des 8 émotions qu'un contenu peut susciter. On va les diviser en deux familles.

D'un côté, il y a les émotions qu'on consomme :

LOL : "c'est trop drôle" → on rit, on like, on passe au suivant.

AWW : "c'est touchant" → on est ému trois secondes, on like, on oublie.

WOW : "c'est incroyable" → on est bluffé, on like, et puis... rien.

Ces émotions génèrent énormément d'interactions. Elles sont faites pour ça. Mais elles sont aussi très volatiles : une fois consommées, elles ne laissent aucune trace exploitable. Le lecteur a passé un bon moment, mais il ne vous associe à aucune compétence précise.

De l'autre côté, il y a les émotions qui construisent de la confiance :

OHHH : "maintenant je comprends" → vous venez de clarifier quelque chose qu'il ne comprenait pas. Il vous range mentalement dans la case "cette personne sait de quoi elle parle".

ENFIN : "quelqu'un l'a dit" → vous avez formulé une vérité qu'il ressentait sans oser la dire. Vous devenez une personne qui pense comme lui.

Ces émotions-là génèrent souvent moins de likes (parce qu'elles font réfléchir plutôt que réagir), mais elles laissent une empreinte durable.

Et c'est exactement cette empreinte qui fait que, le jour où le besoin se présente, c'est votre nom qui remonte.


Le client dont les posts font moins de 20 likes

On accompagne actuellement un client dont certains posts font moins de 20 likes parfois, voire même 10 likes de temps en temps. Sur le papier, c'est un "échec", le genre de chiffre qui ferait douter n'importe qui.

Sauf que ces mêmes posts génèrent tout de même entre 1000 et 2000 impressions. Autrement dit : entre mille et deux mille personnes les ont vus. Des personnes qui ne réagissent pas, qui ne commentent pas, mais qui lisent.

Si le fond de votre message est bon, il est susceptible d'intéresser quelqu'un, même sans générer la moindre interaction visible.

Le silence de votre audience n'est pas un signe de désintérêt. C'est même très souvent le mode par défaut des prospects sérieux.

Rappelez-vous l'anecdote de la CMO de Veolia dans mon étude sur Jordan (édition n°2 de ma newsletter) : jamais un signal d'intérêt traçable, et pourtant elle a fini par signer. Elle lisait en silence depuis des mois avant de passer à l'action.


Le like n'est qu'une vitrine (mais vous restez responsable)

Maintenant, attention. Je ne suis pas en train de vous dire que les likes ne servent à rien et qu'il faut s'en désintéresser totalement. Ce serait trop facile, et un peu malhonnête.

Le nombre de likes n'est qu'une vitrine extérieure d'un compte LinkedIn. Ce n'est pas parce qu'un post est liké qu'il est forcément bon. Plusieurs facteurs peuvent gonfler artificiellement ce chiffre :

  • Les pods d'engagement (des groupes qui se likent entre eux mécaniquement)
  • La réaction à une actu chaude qui surfe sur l'émotion du moment
  • Les trends et formats à la mode qui captent l'attention sans rien apporter (ex : les leads magnets sur Claude)

Le piège, ce serait de regarder ces posts qui cartonnent et de vouloir les imiter. De succomber au contenu putaclic juste pour avoir des likes.

Le jour où vous faites ça, vous trahissez votre positionnement et vous brouillez votre message (souvenez-vous de la Dispersion dans l'équation de la Marque-Mémoire).

Mais, et c'est important, l'inverse n'est pas une excuse non plus. Si vos posts ne génèrent aucune interaction, vous en êtes tout de même responsable. Ce n'est pas une fatalité, et ce n'est pas "la faute de l'algorithme".

À vous de trouver le moyen de créer davantage d'interactions sans renier votre ligne édito : explorer de nouveaux sujets, tester de nouveaux formats, soigner vos accroches, raconter plus d'anecdotes terrain.

La qualité et l'engagement ne sont pas opposés. C'est juste plus exigeant de viser les deux.


Ce qu'il faut vraiment mesurer

Alors, la prochaine fois que vous verrez un post vide faire 500 likes pendant que le vôtre en fait 12, posez-vous les bonnes questions.

Pas "pourquoi je n'ai pas autant de likes que lui ?", mais : "qui a vu mon post ? Qui l'a lu jusqu'au bout ? Qui a visité mon profil ensuite ? Qui m'a demandé en connexion ? Est-ce que ce sont les bonnes personnes ?"

Le like est une métrique de vanité quand on le regarde seul. Ce qui compte vraiment, c'est la qualité du lien de confiance que vous construisez, dans la durée, avec les bonnes personnes. Celles qui ne likent jamais, mais qui finissent par signer.

Continuez à publier du contenu qui crée du "OHHH" et du "ENFIN". Restez fidèle à votre ligne. Et arrêtez de mesurer votre succès à l'aune d'un chiffre qui ne dit presque rien de votre business.


CONCLUSION

Maintenant, la vraie question n'est plus "combien de likes je fais ?", mais "est-ce que mon profil LinkedIn travaille vraiment pour mon business ?".

Et ça, ce n'est pas une question de chiffres. C'est une question de positionnement, de message et de cohérence.

Pour vous aider à y voir clair, j'ai mis en place un scan LinkedIn gratuit : un diagnostic personnalisé de votre profil et de votre prise de parole. Pas un audit générique recraché par un outil, un vrai regard sur ce qui vous freine et ce qui peut être activé.


C'est tout pour aujourd'hui !

Vous avez des commentaires à me faire (sur le fond ou sur la forme) ou des sujets que vous aimeriez que j'aborde ?

Répondez à cet e-mail. Je lis tous les messages.

À très vite !
Marlet.

Salut, moi c'est Marlet.

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